07 février 2008
E MOI
Bien qu’émaillé, d’indices particuliers, bien que ponctué d’indicateurs singuliers la découverte de nos émois, le parcours de notre couple ne fut pas forcément guidé vers une intimité, une sexualité originale.
Ma jeunesse et mon empressement mais plus sûrement mon manque de maturité me firent ranger l’image de cet univers mal cerné mais intuitivement qualifié trouble.
Oubliée, cette force, je la rangeais en mon for intérieur.
SM… pourtant abordé, aspect volé un moment puis écarté, cette séduction, je la reléguais dans un moralisateur inconscient.
FRISSON

Ah, le frisson annonciateur d’une agitation que tu ne pus réprimer. A ce petit félin, intimité plus qu’humide, qui de ma main retirée ne put que me laisser constater l’effet produit.
Fait d’arme héroïque duquel je ne puis qu’être vainqueur, tu me menas à l’embuscade.
Bataille dont moi le vainqueur je n’en suis pas le gagnant, tu m’as laissé sans force, épuisé de ton triomphe, je n’en suis que plus implorant d’un bonheur à renouveler.
AUTRE MANIERE
Ah, le plaisir, à cet aller et retour sur mon sexe, à cet émoi d’une libération humide légèrement froide sur ma cuisse que dispensa ce non, oui d’une ondulation bienfaisante et libératrice.
Tout naturellement, nous avons voulu aller plus loin, sans doute te laissas-tu conduire mais j’aime à croire que je conquis le droit de t’aimer d’une autre manière.
D’un baiser appuyé de tes lèvres mouillées, de nos jeux, de nos aimants et intimes entrechats, en réponse à mon questionnement, tu m’indiquais le chemin à suivre. J’honorais donc ton passage étroit de mon membre et d’une autre façon, en m’engageant en ta gangue irrésistible, je te pénétrais.
INTIME
TOI, en abord de mon intimité, tu entrepris, tu envisageas et me découvris d’un contact d’une main appliquée propice à faire apparaître un trouble certain.
Puis des tendres baisers, tes caresses dirigées le furent plus précisément en des suppliques aussi exercées de ces lèvres, généreuses mais impérieuses, posées sur mon sexe qui me conduisaient à des délices.
Ce que ta main a pu reconnaître, faire vivre et croître tes lèvres sur mon pénis, pénis déjà découvert par ailleurs d’un premier autre, d’un va et vient en un ultime spasme se sont adoucies de sperme.
DOMPTE
cela se rencontre dans d’autres couples.
Dompté petit à petit, le baiser est poussé à une délicate retenue. 
D’abord, une lèvre puis deux, la langue, de la pointe, humidifie le contour inférieur. La bouche glisse vers le centre s’entrouvre et prend contact avec la commissure.
D’un attouchement, du coin cette pointe explore, agit, réagit en un ballet sensuel de nos langues, un duo commun unit nos papilles.
Nous nous sommes donnés, nous nous sommes reconnus dans des corps à corps, serrés l’un contre l’autre nos affections se définissaient,
ENLASSEE
Je ressens encore l’excitation d’un premier bonjour embarrassé pour moi, maladroit, intimidé te concernant.
Nos joues se frôlent la tête qui s’incline, je prends tes lèvres d’un baiser furtif.
La main passée derrière le dos je t’attire, sur ton cou je pose cet autre. A ton tour d’un baiser tu pris ma bouche, lèvres à lèvres éperdues dans lequel, contrastant avec ton apparente réserve, ta bouche en une fièvre semblait vouloir manger ce visage autre.
La vie, nous nous y engagions, elle a continué sa course, elle s’est écoulée, nous nous apprenions.
LIEN D ' AMOUR
Dévoilée la vision d’une expérience à renouveler, conforter le désir de se connaître vraiment et de redistribuer la partition pour en tourner encore et encore les pages.
L’expérimentation ainsi s’est stabilisée dans une institutionnalisation.
Elle s’est cristallisée dans l’avenir, dans des liens, déjà des liens présage, prémonition.
Nous nous sommes promis à toujours et devant la société nous avons annoncé la naissance du seul et du vrai Amour.
DE SOUVENIRS EN SOUVENIRS
A ce silence pourtant générateur de ce rendez-vous pour le moins rapide, élan suffisamment pressé que je pus concevoir comme le révélateur d’une promesse d’attirance, le dénonciateur d’un intérêt que je ne me privais pas de
supposer.
Bien sûr, de souvenirs en souvenirs indiscrètement partagés, de confidences en confidences concédées ce fut l’ancrage, l’enracinement, de notre complicité sentimentale.
D’intimité en intimité se constituait l’écheveau de notre communauté d’esprit, de vue.
Confidentialité naissante, sentiments en devenir est-ce Amour, sans doute, cela a perduré.
TOI
De notre Amour, celui, promis comme devant se perpétuer à j
amais et qui se perpétue encore aujourd’hui.
POURQUOI, cela fut fait je ne saurais le comprendre, ni l’exprimer mais ce fut TOI !!!
Comme si la question n’avait ni sens, ni existence comme un bien entendu, une évidence, ce fut TOI !!!
Rien alors, surtout pas moi, ne l’annonçait, ne le présumait. Je ne le prévoyais pas, ne l’envisageais pas et ce fut TOI.
Je nous revois à ce rendez-vous, moi en retard à l’endroit fixé, n’ayant pas situé le point de repère indiqué.
05 février 2008
UN COMMUN FUTUR
De ces bips électrotéléphoniques, seulement livrés à ta mémoire, créateurs, en raison du faible espoir envisagé, d’impensable, d’inespéré.
Ils m’ont, sans aucun doute procuré mes premières et extrêmes émotions et c’est certain, par la suite de belles satisfactions.
A ce M……Me……Monsieur de l’appel du lendemain où ce silence d’un instant ne présageait pas forcement les liens d’un futur à développer. Il n’envisageait pas plus un aussi important et long commun s’étirant entre calme et bourrasques.
== Publicité ==