30 octobre 2008
CHAINES
Ces rênes improvisées à ma guise étirent vers le haut et sur les côtés tes bouts de seins pris par la morsure de ce mors sensuel.
Relevés, tendus, rehaussés tes seins, tes pis ainsi capturés matérialisent cette appartenance. La chaîne successive de tes entraves, comme médailles et couronnes, de ton état d’esclave relèvent ta servilité et ton abnégation.
Ces pinces que déjà tu connaissais tu en découvrais maintenant l’usage. Les mâchoires crocodiles, refermées crochetaient tes mamelons, mordant les bouts à les faire pâlir.
Oui, ce courant, cette houle monta presque trop rapidement, oui elle te mena à la rupture et tu as joui sans retenue, des spasmes intenses t’agitèrent provoquant le balancement désordonné des pinces ajoutant, en éclair, à la douleur existante et tu fus submergée d’une jouissance plus cérébrale que physique.
La primauté du mental a sublimé la souffrance.
Une ligne de frissons, onde de crispations longeant ta colonne vertébrale, accompagna les cris émis au rythme des décharges lancées des mâchoires fermées sur tes seins.
19 octobre 2008
ANNEAU
TOI, appartient À ton maître
Tu n’es donc plus dans nos jeux ! Tu as marqué la rupture avec l’ancienne conception du couple, de notre couple, tout en affirmant ton appartenance, tu as fait une place, tu l’as cédé à TOI et t’es retirée.
La naissance se réalise par le port d’un collier en cuir enserrant ton cou gracile.
La lanière fut placée, elle te va de belle manière, large de deux centimètres, avec un anneau argenté positionné à la hauteur de la pomme.
A cet anneau symbole, mon adorée, j’y ai solennellement placé une laisse.
Tu me récompensas du sourire de tes yeux.
Sans attendre, en bonne chienne, tu t’es couchée à mes pieds.
Tirant sur la laisse je te relevais, à tes seins je plaçais, l’une après l’autre, les pinces reliées par une chaînette argentée. D’abord la gauche puis, après avoir glissé ce trait d’union dans le cercle de métal de ton collier et fait le tour de ta tête, la droite. 
Chaîne pouvant, ainsi passée, être tirée et maintenue derrière le dos au niveau de tes épaules.
Les deux extrémités de cette ligne de métal argenté munies de mâchoires saisissent les mamelons.
17 octobre 2008
LISSE
Choix dont tu n’es pas toi-même auteur cela te laisse entre confusion et fierté.
De ta chatte épilée, de mes instructions suivies il te reste une impression de volupté, ambivalente et trouble, emplissant ton être d’une immense douceur.
Perception particulière des lèvres de ton sexe plus libres d’où diffuse une douce chaleur et l’imperceptible gène du flux de cet agréable fluide.
Une envie irrésistible t’envahit de passer la main dans ta jupe, de la glisser sous ta culotte pour plaquer, flatter, frotter ce pubis net de poils. Tenaillée, presque obsessionnellement, tu voudrais du doigt dessiner le contour, le relief pour en constater l’effet. Satisfaite pourtant, la tête relevée tu constates que tu n’es pas indemne et plus tout à fait idem, devenant déjà TOI.
Dommage ils n’ont pas remarqué. Tu as changé!
Impression trouble et subtile de légèreté d’un corps au sexe dont ses deux parties charnues, semblant gonflées, sont perçues plus présentes à ton esprit.
Après la douleur une douceur parfumée souligne le bien être que ta chatte fait naître du contact, des attouchements réciproques de ses lèvres. Sujet du, d’un Maître des lieux tu apprêtes cette bouche, tu la prépares à être cet humide réceptacle. Tu languis sa présence, tu te languis à le recevoir.
15 octobre 2008
EXIBER
Le tissu pèse sur tes mamelons, légèrement meurtris, ils pointent, irradient doucement et tu baisses la tête à ce que tu découvres. 
La petite jupe noire, en vinyle, s’arrêtant à la lisière du cul, est elle assez courte ?
Sortir de la cabine, tu dois, comme convenu, aller questionner le vendeur les seins nus et les fesses presque autant.
Tu dois t’exhiber aux yeux de tous, avec gène peut être et quelques hésitations, du moins je l’espère.
Dans tes achats tu retrouves les pinces attachées chacune à l’extrémité d’une chaînette argentée.
Tu n’imagines pas, ce jour, le pourquoi de ces pinces. Tu en apprécies l’ergonomie générale, remarques les extrémités dentelées estimant leur pouvoir de pénétration.
Tu règles et ranges tes emplettes.
Un autre jour, tu te sens différente comme
enveloppée de sensations nouvelles, surprise et déroutée, peu avant tu étais dans le centre de beauté, tu portes aux alentours ton regard, tu parcours les environs dans la crainte, dans l’espoir d’une invective, d’une remarque.
Au sortir de chez l’esthéticien te revient la décision d’une vulve lisse et libre de tous poils.
11 octobre 2008
SERRE TAILLE
Légèrement excitée du moindre souffle d’air tu seras accessible à tout instant. Sensibilité ainsi accentuée tu te sentiras en permanence prête.
Encouragée, tu montreras sur ma seule demande ce cul, que tu m’as aliéné.
Entrée dans cet autre lieu où seul des hommes vicieux ou dépravés seraient clients.
TOI, assez introvertie, un instant embarrassée tu soulèves le rideau, d’un regard circulaire tu recherches vêtements et accessoires dont commande t’a été passée.
Trouvé, le motif de tes recherches, tu te diriges au milieu de la pièce, là, tout un rayon de cuir, latex et autres.
Tu fouilles, regardes, recherches comme poussée par une curiosité, par une tentation, par une convoitise dédouanée.
Cachée des ordres de ton Maître tu t’étonnes de ton audace, les respecter t’excite presque.
Tu essaies le serre taille noir, tes seins comprimés se dressent. La poitrine provocante est galbée, enserrée en ses côtés, l’arrondie des globes surexposés se marbre de petites veines bleues, tu te sens contrainte et cela te plait.
06 octobre 2008
ROLES
J’ai distribué les rôles de notre histoire et affiné le scénario.
A l’appréciation de notre imaginaire nous avons admis un certain code symbolique.
Ainsi ont été définies les « règles » d’attitude et de postures, de comportements suivants.
TOI, doit entière et absolue obéissance
Cette docilité naturelle va pouvoir s’exercer à diverses occasions.
Une boutique, TOI, pourtant si discrète sur mon ordre tu demandes des dessous dont habituellement tu n’aurais même pas osé penser.
N’aimant pas te faire remarquer, devant tous, pourtant, tu choisis ce string.
Une lingerie intime pour mon plaisir qui accentuera le galbe de ton cul, en séparera ses lobes, les mettant en exergue, d’un plus bel effet.
Dépassée la gêne de cette lanière de dentelle s’immisçant en ton sillon mais nullement oubliée car ainsi présente à ton souvenir il te sera rappelé la raison d’un tel choix.
L’embarras au creux des reins te cambrant ton port ainsi affirmé n’en sera que plus altier.
Tes fesses ainsi bien dégagées seront mises en valeur à la main te flattant, t’explorant.
02 octobre 2008
REVELEE
Peut-on alors à proprement parler de lois dans le Sado Masochisme, accepter au sens le plus large possible?
Certes non, tant le SM est d’essence ludique. Oh surprise, aucune obligation ne devrait prédominer, la liberté doit être de mise.
Dans notre histoire, cela peut paraître contradictoire mais si « règles » il y a, de présentes et d’impératives elles ne sont qu’au gré de notre volonté et de nos plaisirs. Il y a Domination Soumission par respect réciproque de l’autre et de son accord.

Ni loi, ni règlement la pratique SM, incomprise par certain, n’est que jeux de rôles et d’esprit.
Tout au plus, reprenons nous une certaine déontologie, des représentations courantes que nous fantasmons.
Ton Maître je serais donc!
Progressivement je t’ai faite et tu t’es révélée. Patiemment, je t’ai mise en lumière et toi diamant tu as brillé.
Je te mènerai sur les chemins du Sado Masochisme en un parcours initiatique.
Fort de ta confiance et de ton abandon, physique et mental, je nous ai mis en scène.
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