31 décembre 2008
EN QUESTION
Des parenthèses et n’être plus que celui d’avant, tout en étant Maître en question, ce désordre affectif se révèle être comme un challenge auquel je n’étais peut être pas prêt. 
Tu as, TOI, glissé vers la négation, tu étais mon âme, ma vie.
Et mon existence s’effondrait pour la deuxième fois. Elle s’effondrait comme a volé en éclat mon univers le jour où les jours d’un fils pouvaient être comptés.
Ma vie alors je la résumais, je la réduisais à l’instant, je m’accrochais au nécessaire matériel et immédiat. Je m’efforçais de n’être que mouvement, axé, fixé à réaliser ce à quoi je m’activais.
Ne pas penser ou plutôt si, si ne faire que penser, penser à ce que je fais. Je marchais, ne penser qu’à marcher, une jambe puis le pied puis l’autre jambe puis encore puis la cadence…
Période d’explosion où c’est l’incertitude sur soi, sur le partenaire, sur la force de l’Amour de l’autre. Ces doutes viennent à la surface de la mer de mes certitudes.
Erreur, mauvaise perception d’une orientation définie, choix erroné d’une voie empruntée tout se bouscule, quel demain ?
Comment ! ÊTRE FAIT MAÎTRE et perdre pied ! Ce ne fut pas ça, pour ça !
24 décembre 2008
LE PARAITRE
Bien sûr, la mise en exergue d’une normalité puissante, laquelle omnipotente te force à la confrontation du regard de l’autre, à la comparaison avec un référent est évidente.
Mais la référence à un model te vampirisant tu ne peux et ne dois pas l’avoir. Chacun étant ce qu’il est, tu es différente et dois l’assumer, dans toutes les strates de ton individu, de l’esprit à la sexualité. 
La mise à l’écart, la mutilation des, de tes plaisirs tu ne dois pas l’accepter, l’annihilation de ta personnalité par un impérialisme du paraître et de l’identification ne peut se justifier, pas plus que n’est justifiable l’image, contraire à toi et tes ressentis, donnée sous cette pression.
S’efforcer, avec mesure et discernement à rechercher un comportement discret, à ne pas te faire remarquer est en soit pourquoi pas compréhensible.
Ce ne doit, cependant, pas s’accompagner d’une résignation à la frigidité de l’esprit et du corps.
Ton absence ne doit pas te résigner à une existence insipide et morne mais te préparer à revivre.
17 décembre 2008
ABSTRACTION
Semaines d’un sésame conditionnel qui te laisse au milieu du délire et de l’abstraction.
D’un qui, en complainte n’annonçait, tout au long de la journée, que la casse du véhicule de restauration, petit train amenant les repas.
De l’autre qui rampait, traînant sa maigreur le long des couloirs, âme perdue, apparition hantant le pavillon de son linceul décharné.
A celle-ci qui, s’acharnait, d’allées et venues incessantes de sa chaise au téléviseur, à zapper sur un poste de télévision sans télécommande.
C’est là que tu es venue chercher la vérité, ta vérité, quelle vérité? L’as-tu trouvé ? Semble-t-il oui ou du moins une partie.
C’est là que je suis venu te chercher!
Puis de cet espace temps, de cette réalité oubliée, un retour à la civilisation se déclare, se lâche et envahit.
De tes doutes, de ces questionnements TOI ne leurs permet pas de prendre prise.
N’accepte pas, de toute cette remise en cause qui
ta fait perdre pied, l’affirmation de stéréotypes socialement corrects.
Refuse l’amalgame et la confusion de sentiments qui ont provoqué chute et rejet de ton parcours initiatique, évolution dont nous avions besoin.
13 décembre 2008
PARENTHESE
Tu t’es fondue dans cet anonymat et tu es parmi ces absents, des enveloppes de citoyens qui se rassemblent, te ressemblent.
Ville qui se referme autour de son administration, de ses commerces, de ses jardins, de ses allées, de ses lieux de restauration et dont l’extérieur, à ce moment, n’est pas pour, TOI. 
Pourtant animée, elle est bruyante, vivante d’une vie aseptisée et contrôlée, d’une population, d’une foule si contrastée et cosmopolite mais pourtant si individualisable, si distinguable, si reconnaissable.
Habitants à la tête baissée et au regard sans regard que ce vide marque immanquablement tel un révélateur. Même perdu parmi les visiteurs il est permis de savoir d’un seul regard, d’un seul aperçu qui est qui.
Descente au plus profond de ta solitude dans laquelle je ne pus pénétrer, qui ne fut pour TOI que passage et pas l’enfer ou pas plus que ça.
Période qui résonne encore pourtant en moi, période emprunte de souvenirs m’oppressant, de relations particulièrement éprouvantes.
11 décembre 2008
INTERMEDE
III – MAîTRE EN PARENTHESES
Nos jeux, notre Amour a révélé, a fait naître une autre pas si différente, pas, néanmoins, identique, TOI ainsi délivrée tu, ta personne n’avait plus d’existence exclusive.
Ce nouveau départ, catalyseur de nos énergies, était appelé de nos vœux, dans nos têtes et dans nos cœurs ils étaient jours de joie, de bonheur et le temps ne s’arrêterait plus.
Ce ne pouvait
qu’être long et durable.
Mais hélas, rien n’est écrit pour toujours, rien n’est à jamais.
Parfois sur le chemin une épreuve, la vie a donné, la vie a repris.
La tentative d’attentat aux jours et même uniquement aux jours de TOI, partie immergée de ta personnalité profonde, fut la mienne.
Sans doute un test à mon Amour, pourtant la nécessité m’en échappe au plus haut point.
TOI, stress, pression… t’ont rattrapée et poussée, d’une bouffée de délires, d’une dépression, à fuir vers un monde, ton monde où tu te cherches.
Enfuie, tu t’es donc placée dans cet intermède, dans cette ville qui n’en est pas une.
08 décembre 2008
PUNIR
De cette démultiplication alors l’un et l’autre sont renforcés.
Ecarté le sentiment trouble tiré d’une position dégradante vite valorisée, d’une honte fertile de satisfaction qui exalte les neurones sexuels.
Comme le blanc relève le noir, le sucré le salé, la liberté et l’abandon de soi renforce la soumise d’un pouvoir mental qu’elle exerce sur le Maître.
La dépendance concédée est ainsi insidieusement distillée afin de pousser, dans un stress, le pigmalion qui a sans cesse à se remettre en cause, dans sa personne et sa domination, afin être à la hauteur.
Punir, fait partie du rituel qui exacerbe, intensifie et cela permet à chacun d’agir, de réagir à ses phantasmes et à ceux du partenaire dans une osmose des contraires pour se retrouver à l’unisson.
L’esclave choisit le châtiment, pas forcement physique, en phase avec la, sa partition, registre sur laquelle elle vibrera au mieux en satisfaisant aussi pleinement son Maître.
Demande exprimée ou incitée de la soumise les sévices infligés ne sont que pratiques amoureuses ne devant porter définitivement et irrémédiablement atteinte à l’intégrité physique et mentale de la partenaire.
04 décembre 2008
CHATIE
TOI, réclame À être châtieé pour manquement a l’etat d’esclave.
La punition est souvent associée à la répression, à l’injustice. Souvent synonyme de peine, de contrainte elle est trop envisagée en termes durs. 
De ces situations de pénitence, de douleur ils en découlent des événements ou des attitudes nullement cruelles et n’exprimant aucune tristesse, aucun mal être.
Elles n’ont rien de barbare.
En effet, c’est alors oublié le rapport singulier et ambivalent que ce jeu subtile du va et vient, entre châtiment et récompense, où l’un n’existe que par l’autre, où l’un n’existe pas sans l’autre.
La douleur n’est alors appréciée qu’au regard de la douceur.
La punition n’est alors pratiquée qu’au regard de l’Amour.
La souffrance, d’une cravache zébrant dos et ventre ou d’une fessée, justifie ce moment d’exaltation d’une caresse concomitante, geste tendre qui annonce un plaisir amplifié, la démultiplication des sensations.
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